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Le poing de la famille Hong

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Le Hong Quan / Le Hung Kuen

Le Hong Jia / Le Hung Gar


Hong Quan et Hong Jia (en mandarin)
Hung Kuen et Hung Gar (en cantonais)

Les origines du style :

Les écoles de boxes des provinces du Fujian et du Guang Dong dans le sud de la Chine ont une histoire et des caractéristiques différentes de celles du Nord. Elles sont généralement désignées sous le nom d'école du Shaolin du sud et se rattachent au monastère Shaolin qui se trouvait près de Quanzhou. La localisation exacte du temple est aujourd'hui impossible car les relevés topographiques de l'époque se sont avérés trop imprécis.
Sa construction est attribuée à un bonze issu du temple Shaolin du Henan, le maître ChanYi Qing. Ermitage, à l'origine, sous les Tang (618 à 907) et agrandi sous les Ming (1368 à 1644), ce monastère devient un centre de résistance après l'invasion mandchoue en 1664 (dynastie des Qing de 1644 à 1911). Détruit lors de la répression décrétée par l'empereur Yongzhen en 1734, seuls cinq moines en réchappent. Ils seront désignés comme étant les cinq ancètres et seraient, selon la légende, à l'origine des cinq écoles majeures de boxe du sud de la Chine.

Lam Sai Wing assis, derrière au centre Chan
Hun Chong
Chan Hun Hong assis, derrière Cheung
Yee Keung
A droite Cheung Yee Keung, à gauche
Hervé Robin.

De ces cinq écoles, la première, celle du maître Hong Xi Guan 1 est la plus célèbre. Ce personnage, connu comme étant l'un des "10 Tigres de Guangzhou", vécut sous le règne de l'empereur Qian Long (1736 - 1796). Marchand de thé, originaire de Yangzhou, dans la province du Fujian, il étudia les arts martiaux sous la direction d'un bonze nommé Zhisan. La légende raconte qu'il a du quitter le Fujian après avoir tué, en combat singulier, un adversaire. Il s'installa à Guangzhou (Canton) où il enseigna son art. Sa boxe se propagea de maître à élève pour arriver à l'un des meilleurs boxeurs de son époque Huang Feihong. L'imagination populaire en a fait un "super" héros et de nombreux films chinois relatent ses exploits (Il était une fois en Chine I, II et III). Son meilleur élève est Lam Sai Wing ( Lin She Rong :1860 - 1943).
Boucher de métier, il a été un grand pratiquant. Malheureusement, lui et ses élèves étaient réputés pour être à l'origine de nombreuses rixes à Guangzhou et il a été obligé de quitter la ville pour s'installer à Hong Kong. Il y a ouvert une école afin de continuer à enseigner son style. Parmi ses élèves qui ont fréquenté ses cours, il faut retenir le maître Chan Hon Chung (Hing Lin 1909 - Hong Kong 1991) qui deviendra par la suite le président de la Hong Kong Martial Arts Association. Puis de son enseignement est venu, ensuite, un maître de très grande réputation Cheung Yee Keung, médecin de métier, vivant actuellement dans la banlieue de Hong Kong et qui continue à propager l'enseignement du Hong Quan. Le représentant de son école de Hong Quan en France est Hervé Robin.

  1. Il a donné à son style son propre propre nom : Hong. Suivant les lieux, ce style est répertorié soit comme Hong Quan : boxe de Hong (en mandarin) et en Hung Kuen (en cantonais). Il est aussi connu sous les vocables de Hung Gar Kuen : poing de la famille Hung en cantonais et en Hong Jia Quan en mandarin.
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Suite - Le style et ses spécificités ...